Une introduction à la biophysique quantique

Cet article résume une intervention du biologiste cellulaire Bruce Lipton qui a contribué à la formation « la science des soins énergétiques[1] » proposée par l’association américaine de la psychologie énergétique globale, l’ACEP[2]. Il est un des précurseurs de l’épigénétique, cette nouvelle branche de la génétique apparue dans les années 1990. Il y remet en question l’ancien dogme de la génétique et nous sort du déterminisme de l’ADN. Il démontre que l’environnement auquel les cellules vivantes sont soumises est le facteur déterminant. Les toxines, les pensées négatives, les champs électromagnétiques, sont autant de déclencheurs des hormones de stress mettant à mal notre santé[3].

Dans le monde actuel de la médecine allopathique, la pertinence du concept de l’énergie pour notre santé est vraiment laissée pour compte. Les origines du paradigme actuel remontent à Descartes et Newton. Descartes eut l’idée que le système solaire était comme une machine, un dispositif mécanique gigantesque. Gardant cela à l’esprit, Newton commença à examiner la nature des mécanismes de fonctionnement de l’univers.

Le fait que Newton ait pu prédire avec précision les mouvements de l’univers grâce à son calcul infinitésimal laissa entendre, que ces mêmes équations permettraient effectivement de tout comprendre dans l’univers. Cette science que nous appelons aujourd’hui la physique classique (ou newtonienne) se fonde sur la conclusion que nous pouvons comprendre l’univers par sa représentation mécanique, sans avoir à invoquer certaines forces invisibles (Dieu, l’esprit ou autre). En somme, l’univers physique est autonome de l’univers de l’énergie.

Dans cette optique, on considère le corps humain comme une machine. Pour comprendre une machine complexe, il convient de la démonter. On parle alors de réductionnisme. En 1953, le démantèlement des systèmes vivants finit par permettre à la science de découvrir la nature de l’ADN, l’acide nucléique, soit la matière dont sont faits les gènes. On pensait alors qu’il s’agissait là du fondement physique de la vie. Il était donc logique que la pensée se développe au point d’affirmer que l’ADN régit non seulement nos caractéristiques physiques, mais aussi nos émotions et nos comportements. Ce système conceptuel porte le nom de déterminisme génétique. Y adhérer signifie quoi au juste ? Si l’on ne choisit pas ses gènes et que l’on ne peut rien y faire, nous sommes amenés à croire que nous sommes victimes, victimes de notre hérédité.

Nous ne sommes pas des victimes de notre ADN

Mais cette pensée est-elle correcte ? Les gènes contrôlent-il vraiment la vie? Si l’on supprime le cerveau de tout organisme vivant, il n’y a qu’une conséquence nécessaire : l’organisme meurt. Observons la cellule en gardant cela à l’esprit. Le processus d’énucléation permet d’en supprimer le noyau (le siège de 99% des gènes). Que montre-t-il au juste ? Si l’on retire le noyau, la cellule ne meurt pas. Une cellule sans noyau peut faire preuve de comportements très complexes lors de ses interactions avec l’environnement, avec d’autres cellules, mais aussi avec les parasites et les virus. Le comportement de la cellule n’est pas tributaire de la présence d’ADN. Le noyau n’est donc pas le cerveau de la cellule et les gènes ne contrôlent pas notre biologie.

Si les gènes ne contrôlent pas notre biologie, comment notre activité vitale est-elle contrôlée ? À la fin des années 1960, Bruce Lipton faisait des recherches et clonait des cellules souches (les cellules multi-potentielles trouvées dans notre corps, qui remplacent les centaines de milliards de cellules qui meurent tous les jours).

Il prenait alors une cellule souche et la plaçait seule dans une boîte de Pétri. Cette cellule allait se diviser toutes les 10-12 heures. Après environ une semaine, la boîte de Pétri recensait 50 000 cellules génétiquement identiques. Il divisa alors cette population de cellules et les inocula dans trois boîtes de Pétri différentes présentant chacune un milieu de culture (environnement) différent.

Résultat : dans l’environnement A, les cellules se sont différenciées et ont formé du muscle ; dans l’environnement B, elles se sont différenciées et ont formé de l’os ; dans l’environnement C, elles se sont différenciées et ont formé de la graisse.

Les cellules étant génétiquement identiques, nous savons que ce ne sont pas les gènes qui favorisent leur différenciation en muscle, en os ou en graisse. C’est l’environnement qui influence le comportement et l’activité génétique des cellules.

Cette nouvelle science a été baptisée épigénétique en 1990. Le préfixe « Épi » signifie au-dessus. La formule « contrôle épigénétique » signifie littéralement « contrôle au-dessus des gènes ». On peut alors abandonner l’idée de déterminisme génétique. Une fois que l’on comprend que l’environnement contrôle la vie, on réalise alors que l’on a la maîtrise de ses propres gènes. On est seul à pouvoir changer son environnement ou sa propre perception de cet environnement, et donc à pouvoir changer sa vie. Nous ne sommes plus victimes.

Que nous montre donc cette nouvelle science ? Si l’on ajoute de nouveaux signaux chimiques de l’environnement au système, une grande partie de ces signaux sont perçus par la membrane de la cellule (l’équivalent de la peau). Quand un signal de l’environnement est capté par la membrane, le signal est relayé à l’intérieur de la cellule et peut alors pénétrer dans le noyau pour activer les gènes. Ce phénomène porte le nom de transduction de signal, et est aujourd’hui à la fine pointe de la science. L’épigénétique est l’équivalent de la transduction de signal qui montre comment les signaux de notre environnement altèrent notre activité génétique.

Alors comment le signal de l’environnement se traduit-il en biologie ? Il s’avère que la membrane de la cellule n’est pas que la peau, mais aussi le cerveau. Le cerveau de la cellule est sa membrane. Fait intéressant, dans la biologie de l’être humain, la peau de l’embryon devient le système nerveux de l’organisme humain biologique.

Si l’on dissèque une cellule, on s’aperçoit qu’elle se compose d’environ 100 000 parties protéiques différentes. Les protéines sont donc la base physique de la vie et réagissent aux signaux de l’environnement. Quand une protéine reçoit un signal de ce type, le signal entraîne un changement de forme de la protéine. On parle alors de changement conformationnel, changement qui entraîne un mouvement. À quoi sert ce mouvement ? Comme les protéines se déplacent, le mouvement qu’elles effectuent peut servir à effectuer des travaux. La vie provient donc du déplacement de protéines. A toutes fins utiles, on peut envisager la chose en disant que nous avons 100 000 engrenages protéiques différents. À mesure que ces engrenages protéiques interagissent et se déplacent, ils créent les fonctions vitales : la respiration, la digestion, la sécrétion, la fonction nerveuse, etc. Lorsqu’un signal se lie à une protéine, celui-ci entraîne un changement de forme de la protéine et crée ainsi un comportement. Telle est l’équation fondamentale de la vie.

Quels types de signaux font réagir les protéines ? Tout dépend de votre perspective. Du point de vue de la médecine allopathique (basée sur la physique classique et le matérialisme scientifique), la vie est une machine physique, qui nécessite un dispositif physique pour la modifier. Donc, si vous êtes adepte de l’allopathie classique, vous allez vous servir de signaux chimiques pour aider les patients à modifier leur comportement, telle est la fonction des médicaments.

Du point de vue de la mécanique quantique (où tout ce qui est matière est en réalité énergie et où l’énergie est appréhendée comme porteuse d’information), des fréquences vibratoires très spécifiques peuvent activer diverses fonctions cellulaires.

Physique newtonienne contre physique quantique :

En 1925, un nouveau concept émerge en physique, on parle alors de mécanique (ou physique) quantique. Les préceptes newtoniens demeurent en mécanique quantique. Les équations de Newton fonctionnent encore aujourd’hui comme elles le faisaient dans les années 1700. Mais la physique quantique est une science immense, alors que la physique newtonienne est de bien moindre envergure. En se concentrant uniquement sur le mécanisme newtonien, on laisse de côté un tableau bien plus grand de l’univers.

Qu’est-ce que l’énergie ? On peut envisager l’énergie selon deux modèles. Le modèle newtonien : l’énergie est une force qui fait bouger les choses, à savoir elle fait qu’une voiture peut se mouvoir dans la rue. Et selon le modèle quantique, l’énergie est de l’information : la communication par téléphonie mobile ne va pas faire fonctionner votre voiture, mais elle est porteuse d’informations.

(Lire la suite dans la revue Santé, Science et Conscience qui sortira le 10 décembre 2016. Pour trouvez votre exemplaire vous pouvez utiliser ce site : http://www.trouverlapresse.com).

[1] Disponible sur : www.quantum-way.com

[2] ACEP : www.energypsy.org

[3] Voir aussi le film de Jean-Yves Bilien : la nouvelle biologie cellulaire



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